Récupérer l’eau de la douche pour remplir la chasse d’eau, c’est du bon sens. Mais dès qu’on stocke cette eau, une question arrive vite : comment éviter qu’elle tourne ? Une des réponses proposées est l’ozone. C’est un désinfectant puissant, mais aussi un procédé qui consomme de l’électricité. Alors, que coûte vraiment l’ozone en énergie, et existe-t-il une autre façon de faire ? On fait le point, sources à l’appui.
L’ozone, comment ça marche ?
L’ozone (O₃) est une forme très réactive de l’oxygène. Il ne se stocke pas : il faut le fabriquer sur place, au moment où on l’utilise. Pour cela, un générateur (un « ozoneur ») fait passer de l’air ou de l’oxygène dans une décharge électrique à haute tension. Une partie de l’oxygène se transforme alors en ozone, que l’on injecte dans l’eau.
C’est un procédé reconnu, utilisé depuis longtemps pour l’eau potable, les piscines ou les stations d’épuration. Son efficacité contre les micro-organismes n’est pas en cause. La question porte sur ce qu’il faut pour le produire.
Pourquoi l’ozone consomme beaucoup d’électricité
Une décharge électrique qui chauffe plus qu’elle ne produit
L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) le résume en une phrase dans sa fiche technique sur la désinfection à l’ozone : « la production d’ozone utilise une quantité importante d’énergie électrique ». Elle ajoute que le coût du traitement peut être élevé, à la fois à l’achat et en consommation d’électricité.
La raison est physique. Dans un générateur industriel, près de 90 % de l’énergie électrique utilisée part en chaleur, d’où le besoin de refroidir l’appareil, souvent avec de l’eau. En pratique, il faut 10 à 20 fois plus d’énergie que le minimum théorique (environ 0,82 kWh par kilo d’ozone) pour produire cet ozone.
Ce qu’il faut autour du générateur
Produire l’ozone n’est qu’une partie du système. Selon l’EPA, il faut aussi :
- préparer un gaz très sec (air séché ou oxygène pur), car l’humidité dégrade la production ;
- détruire l’ozone en excès qui ressort de l’eau, car il est très irritant et potentiellement toxique ;
- utiliser des matériaux résistants, l’ozone étant très corrosif ;
- entretenir régulièrement le générateur et vérifier l’étanchéité des raccords.
Chacun de ces éléments ajoute du matériel, de l’entretien, et pour certains, de la consommation électrique.
Ce que montrent les stations d’épuration
Les grandes installations donnent un ordre de grandeur parlant :
- En Suisse, l’institut de recherche sur l’eau Eawag estime qu’ajouter une étape d’ozonation à une station d’épuration augmente sa consommation d’énergie de 10 à 30 %, soit environ 0,05 à 0,1 kWh par m³ d’eau traitée.
- En France, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse rapporte que sur la station de Sophia Antipolis, l’ozonation consomme 650 000 kWh par an, soit 27 % de l’électricité de toute la station.
Ces chiffres concernent de très grosses installations, optimisées par des équipes spécialisées. Ils ne se transposent pas tels quels à une maison ou à un mobil-home, mais ils montrent bien une chose : l’ozone a un coût énergétique réel, y compris quand il est bien maîtrisé.
Pourquoi traiter une eau grise à l’ozone ?
Dans un système de récupération classique, l’eau grise est stockée dans une cuve en attendant d’être utilisée. Or une eau grise contient du savon, des cheveux, des peaux mortes et des bactéries. Laissée au repos, elle se dégrade en quelques heures ou quelques jours : odeurs, dépôts, développement bactérien.
Le traitement (ozone, chlore, UV…) sert alors surtout à maintenir en état une eau qui stagne. Autrement dit, il répond à un problème créé par le stockage lui-même.
D’où une question simple : et si on ne stockait pas l’eau du tout ?
L’approche KG ECO : une eau qui coule, comme une rivière
Le récupérateur d’eaux grises KG ECO part d’un principe différent : l’eau n’y est pas stockée.
- Par gravité, l’eau de la douche et du lavabo arrive dans le récupérateur, sans pompe de relevage.
- Elle coule en continu, comme une rivière, à travers 3 filtres mécaniques qui retiennent cheveux et particules.
- Une pompe de 3 bars alimente les WC avec cette eau filtrée.
- Le surplus part directement aux eaux usées. Il n’y a pas d’eau stagnante, donc rien à maintenir en état.
Résultat : pas de générateur d’ozone, pas de produit chimique, pas de cuve à désinfecter. La seule partie électrique est la pompe qui alimente les toilettes.
Ce que ça change au quotidien
- Une consommation d’énergie réduite au minimum : aucun appareil ne tourne pour « garder » l’eau propre.
- Moins d’entretien : des filtres mécaniques à nettoyer, pas de gaz à gérer ni de pièces haute tension.
- Plus de 1 m³ d’eau potable économisé par semaine pour un foyer de 4 personnes, soit l’eau qui ne part plus dans la chasse d’eau.
- Un équipement compact, pensé pour la maison comme pour les mobil-homes et les hébergements de loisirs.
Fabriqué en France, en Bretagne
Le récupérateur KG ECO est conçu et fabriqué près de Nantes, en Loire-Atlantique. Il est proposé à partir de 890 € HT, hors pose, et ouvert en pré-commande.
Et la réglementation ?
Depuis le 1er septembre 2024, l’utilisation d’eaux grises pour les chasses d’eau est encadrée par le décret n° 2024-796 du 12 juillet 2024 et l’arrêté du 12 juillet 2024. L’évacuation des toilettes fait partie des usages autorisés. Le réseau d’eau grise doit rester séparé du réseau d’eau potable et être signalé comme « eau non potable ». Pour un établissement recevant du public, comme un camping, une déclaration auprès du préfet est nécessaire, et l’ARS reste l’interlocuteur à consulter avant l’installation.
En résumé
L’ozone est un désinfectant efficace, mais il se fabrique sur place à partir d’électricité, avec un rendement faible : la majeure partie de l’énergie part en chaleur. Dans la récupération des eaux grises, il sert surtout à traiter une eau qu’on a stockée. Ne pas stocker l’eau, c’est supprimer ce besoin. C’est le choix du récupérateur KG ECO : une eau qui coule, filtrée mécaniquement, envoyée aux WC, et un surplus qui repart aux eaux usées.
Vous voulez savoir combien d’eau vous pourriez économiser chez vous ou dans vos hébergements ? Contactez KG ECO.
Sources
- US EPA, Wastewater Technology Fact Sheet: Ozone Disinfection (EPA 832-F-99-063) : https://www.epa.gov/sites/production/files/2015-06/documents/ozon.pdf
- Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, synthèse micropolluants 2017 (station de Sophia Antipolis) : https://www.eaurmc.fr/upload/docs/application/pdf/2018-04/2017-synthese-mpp-def2.pdf
- Énergie théorique de production de l’ozone (0,82 kWh/kg) et rendement réel : https://www.oxidationtech.com/blog/?p=5428
- Décret n° 2024-796 et arrêté du 12 juillet 2024, synthèse Banque des Territoires : https://www.banquedesterritoires.fr/eaux-non-conventionnelles-les-textes-fixant-le-cadre-reglementaire-pour-les-usages-domestiques-sont
